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Seul sur scène,
avec pour décor une simple chaise (c’est
Jacques Tati qui le lui avait recommandé
plutôt qu’un valet de nuit qu’il
utilisait à ses débuts) sur laquelle
il déposait ses vêtements, Gérard
Séty était en quelque sorte un illusionniste.
Soudain, comme par magie, ce perfectionniste du
déguisement se métamorphosait sous
les yeux des spectateurs, sans autre accessoires
que ses propres vêtements (un complet veston,
une grande écharpe, un chapeau, une paire
de gants, un foulard, une serviette de cuir et un
manteau doublé de soie rouge). C’est
important de le souligner, il utilisait toute sa
garde-robe (y compris son slip et ses chaussettes,
ce qui l’amenait à se mettre presque
nu !), mais sans jamais le moindre truc.
Il retournait sa veste, transformait son vêtement
pour confectionner plus d’une cinquantaine
de personnages historiques, insolites et même
quelques animaux.
C’est ce numéro qui a bâti sa
réputation et l’a fait connaître
dans tous les cabarets parisiens : La Tête
de l’Art, la Villa d’Este, le Don Camillo,
Le Milliardaire, le Théâtre de dix
heures, les 2 ânes, le Caveau de la République
ainsi qu’à Bobino et à l’Olympia
où il fut successivement vedette américaine
de Marlène Dietrich, Joséphine Baker,
Georges Brassens, Juliette Gréco, Johnny
Hallyday, Jacques Brel, Jean Ferrat, Mireille Mathieu
et dans un registre complémentaire Thierry
Le Luron.
Auteur de ses textes en français, y compris
en alexandrin pour la bonne cause, il les a adaptés
dans plusieurs langues (anglais, espagnol, italien,
allemand), quand sa carrière a pris un tournant
international. |
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1975 / LE SETYRICON
une émission de variétés
de Remy Grumbach
Il a travaillé avec
ce réalisateur, fidèle complice
de Michel Drucker et de ses émissions
Champs-Elysées, à l’adaptation
télévisée de son show.
Le fil conducteur de l’émission
: Gérard s’interroge sur les
causes profondes de son " mimétisme
vestimentaire " il décide de s’en
remettre à une sommité de la
psychanalyse… le docteur Séty.
C’est dans un décor cinématographique
qu’évoluent les différents
personnages qu’il interprétait
: un procédé de trucage très
perfectionné lui permettant de danser
un french cancan endiablé à
Montmartre entre les héros du "
Bal des maudits ", Maximilien Shell et
Marlon Brando, ou de se glisser subrepticement
près de John Wayne dans un western
de John Ford.
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1988
/ ONE MAN SHOW au Théâtre
de dix heures
1989 / ONE MAN SHOW à la
Comédie Caumartin
Il avait coutume de dire en parlant
de son art Frégolien :
" Si la France a sa force
de frappe, moi j’ai ma force
de frusques ! ". Pour Gérard
Séty, l’habit ne
fait pas le moine… Surtout
lorsqu’on change 60 fois
de personnalités dans la
même soirée ! |
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